A L'OMBRE DES SAMPLERS EN FLEURS

10 août 2022

JOURNAL DE BORD

Je continue les grandes longueurs du sampler de Priscilla Griffiths.

Cela va être très très long â broder et un peu rébarbatif il faut bien l'avouer.

Mais j'admire tellement la belle lucidité de cette petite pitchoune que cela effacera toute la peine du monde, je le sais déjà.

 

Ce sampler est très très beau. Tant sur le plan de ses motifs que du lmessage laissé en partage.

Et dire que personne ne veut le broder par pure bêtise .....

Posté par ANNEHL17 à 22:05 - Permalien [#]


Je suis cette femme que votre littérature de merde ne fera pas crever.

Il fait si bon dans les allées épicuriennes d'un cimetière sous les pins parasols.

Le meilleur remède contre la violence virtuelle de collabos ordinaires vulgaires et insipides.

Posté par ANNEHL17 à 21:51 - Permalien [#]

JUST KITED

La liste des fils requis est complète pour ces deux samplers.

 

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Posté par ANNEHL17 à 17:48 - Permalien [#]

THE SCARLET LETTER: A COUPLE IN AN EXOTIC LANDSCAPE, CIRCA 1700

A chaque fois it's the same feeling: je pressens dès les tous premiers points à quel point un sampler sera beau ....

Ces bleus, ces jaunes, ces écrus, ces ocres, et cette sensation synesthésique indicible de beauté quasi absolue sur mon tambour, tout ceci sur une toile pourtant tellement singulière, c'est-à-dire relative, ne l'oublions pas.

Circa 1700 ....

L'abîme foisonnant du temps est-il le temps de l'abîme sans concession? Le fond l'atteindrai-je un jour puisqu'il n'est ni haut ni bas, ni sens ni direction pour qui a définitivement rompu les amarres avec toutes ces mythologies qui font vivre tant de charlatans? Je les regarde tous unis contre la solitude, la peur de la mort, les sorcières, tous des lumières il paraît.

Et je ne ressens rien dans leurs univers.

 

 

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Il me semble parfois que chaque sampler contient une somme de plurivers quasi infinie au fond, tout en frôlant paradoxalement la perfection dans la grâce d'un seul durant tout le temps où je le brode. Comment est-ce possible puisque tout est si subjectif?

J'éprouve le temps, la patience, l'acharnement comme une obsession parfois, dans cette non peur fondamentale de la mort comme de la solitude. Depuis toute petite je suis habituée à côtoyer des univers différents, dans lesquels l'étude et la philosophie, l'irruption de la vie vivace et de la mort tout aussi vive m'ont imposé un tempo en décalage. Tout est lié, la vie comme une cascade inversée, une pluie revigorante, un orage déposé sur la terre. La mort à la fois comme une borne et une mise en demeure. Je ne crains que la bêtise collective, non pour moi qui suis habituée à être placardisée comme tous ceux qui ne font pas dans la grande fabrique des mensonges et des fantasmes, mais parce que je suis la petite-fille de Charles et que je le sais depuis toujours: "la bête immonde n'est jamais morte". Parfois cela fait monter des larmes dans mes yeux lorsque je repense aux mots de Charles et de papa ensuite qui fut aussi la mémoire de Charles. Mais c'est un fait, Charles était optimiste, moi pas. Et ce décalage même avec Charles m'aura fait beaucoup de chagrin tout au long de ma vie, surtout aujourd'hui lorsque je vois partout la montée du fascisme ordinaire comme la mise en place de gouvernements néo-nazis, l'adoration d'idoles passant toute leurs vies de "Lumières" à trier le bon grain de l'ivraie, à batifoler dans le néant et suivre le jeu des chaises musicales de ces messieurs poètes ou philosophes. Une histoire de trône dont je n'ai jamais voulu; pourquoi faire comme si la place m'intéressait lorsque tout m'inquiète dans ces arènes?

Si la beauté est relative, l'horreur me semble absolue pour mon coeur comme pour ma mémoire vive. Comme je voudrais pouvoir écrire à Charles que je veille et que cela changera tout. Mais je vois bien qu'aucune révolte ne se profile à l'horizon ...

Et que les étoiles sont toutes mortes à force de sectes, de charlataneries, de sionisme d'extrême-droite, d'islamophobie, de saccages sur tous les fronts.

Et la mise sous-tutelle des femmes, des sorcières, aggrave davantage encore le saccage.

Heureusement me dis-je parfois, il y a cet oiseau, ces volutes, quelques éclaircies de ci de là, même si c'est clairement insuffisant:

 

 

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Toile Newcastle 40 ct Light Mocha

Fils DMC

 

 

Il reste que je ne ressens cette sensation de beauté annoncée, unique et profondément originale, que lorsque je brode nos trésors historiques. Mais je suppose que chaque brodeuse a ses préférences, ses choix, ses styles, ses bouleversements successifs dans cette longue histoire qui fait comme un parallèle à nos vies tout en entrant en correspondance très profonde avec ses éclats.

Et sur mon tambour, cette question incessante qui sous-tend toutes ces questions, loin du réceptacle de l'ennui: combien de moi avons-nous en réalité, lorsqu'il est si modeste dans le silence du travail des brodeuses et si mégalo dans les parades virtuelles? Où mènent-ils tous ces réseaux et bifurcations qui relaient des infos grandiloquentes toujours mêmes, des profits sur fond de néant compressé, des synthèses résumées, des citations prophétiques, des usurpations, des procurations, des inquisitions, des ricanements?

La valse des chats et des chiens, de la bière et des vignes, je vois bien qu'on en prend pour mille ans de plus.

Et que nous sommes repartis pour radoter des histoires insipides de prostitution littéraire avec en guise de génie l'assassinat de la culture, des livres et des électrons libres. Et que je serai toujours le bouc-émissaire, même fatigué, de leurs délires sur les femmes-trous, avec des rêves d'épine et de mort périodiquement et apocalyptiquement annoncés.

 

Pourtant je cherche quelques réponses:

Où sont-elles les brodeuses qui brodent?

Où sont-elles les autres femmes qui lisent et étudient comme je le fais?

Où sont-elles celles qui savent encore que l'amour n'est pas la littérature des trous dans une vie de cafards?

Au bord de quel monde se sont-elles tues?

De quel cimetière?

Les a-t-on assassinées à force de misère, ou bien ont-elles fini par aller se promener d'elles-mêmes le long d'une rangée de tombes abritées sous un pin parasol?

Là où enfin, elles ont trouvé la paix.

A l'abri du vent mauvais.

Anne

Posté par ANNEHL17 à 07:45 - Permalien [#]

09 août 2022

MÉMOIRES VIVES

Posté par ANNEHL17 à 21:56 - Permalien [#]


Quel bonheur d'étudier!

Posté par ANNEHL17 à 20:38 - Permalien [#]

ÉCOLOS DE PACOTILLE!

Parce que tout le monde n'habite pas à la campagne!

Posté par ANNEHL17 à 20:35 - Permalien [#]

:-)

 

ГМ-051 Городские деревья

В нашем наборе представлен вечер в современной Москве с её буйной застройкой и густыми сетями автодорог. Картина привлекает зрителей сюжетом об излюбленном м...

https://www.youtube.com

 

Posté par ANNEHL17 à 20:33 - Permalien [#]

Belle et douce soirée à mes chérie.e.s à moi qui ont seul.e.s le droit de me déranger par contre puisque je les adore et qu'elles et ils m'adorent tout pareil.

:-)

 

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Posté par ANNEHL17 à 19:21 - Permalien [#]

BLOGUE A L'ETUDE

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Posté par ANNEHL17 à 19:12 - Permalien [#]